EST-CE QUE TOI AUSSI TU FAIS SEMBLANT ?

Feindre être quelqu’un d’autre, porter des masques à tour de rôle, en les superposant et les faisant se dérouler sans en avoir jamais autre conscience que celle du paraître.

Paraître pour ne pas se dévoiler voire souffrir pour certains, jongler avec ces masques et ces facettes qui nous séduisent chez l’autre et qui surtout lui appartiennent en fin de compte.

– Avec ce bracelet et cette montre, je lui ressemblerais. Enfin non, je n’ai pas envie de vraiment lui ressembler, juste de dégager ce qu’elle dégage, elle.

Vraiment ?

Ça sonne un peu faux non ?

Ne serait-ce pas encore un stratagème de notre esprit ? De cet égo en alerte tant utilisé, sous-estimé, surexploité par le monde du marketing et d’ailleurs de tous les domaines et stratosphères ayant besoin de pouvoir, d’influence et de se glisser en toi, dans tes veines et jusque dans la manière de penser ta vie et ton être pour mieux te formater et déjouer ?

Tu es qui toi ?

Tu es qui dans tes entrailles, dans ton âme, dans ton esprit, ta conscience ? Qui es-tu ?

Autre que celui qui incarnes et donnes vie au pantin qui se meut chaque jour dès la sonnerie du réveil .. somnolant dans le métro, au volant humant le parfum rassurant de ton café emporté en coup de pouce sans parfois même avoir frôlé le regard de celui qui te l’a tendu.. la radio débitant son lot effrayant de pamphlets supposés t’informer de l’état du monde et se glissant déjà dans le discours que tu débiteras au bureau, à tes collègues et pendant les silences répétitifs de la pause « machine à café empreint de substance non-identifiée mais non moins ingérée mécaniquement » encore et encore.

Toutes ces couches que tu cumules tour à tour entre 2 emails, 1 tableau excel et une respiration censée oxygéner ton cerveau lobotomisé. Ces couches, ces infos te serviront bien à nourrir l’apéro du jeudredi et le restaurant entre amis du vendredi soir.

Faire semblant sans même en réaliser les ficelles, les enjeux et ce jeu récurrent et fourbe de l’esprit.

Pourquoi sens-tu que le discours de ton voisin sonne faux ? Quand le regard de cette fille dit tout de son infidélité, d’abord à elle-même puis envers ton meilleur ami.

Quand tu dois faire rire et que tu sèches à moins de t’être « inspiré » et rempli d’informations plus plates les unes que les autres tout au long de cette semaine, pour les transformer à ta sauce et paraître brillant.. te servant de ton éloquence, ta rhétorique, ton humour calculé — millimétré — saupoudré de sucre si doux qu’il en devient aigre.

Bah oui, tu existes, ça vibre quelques secondes puis ça retombe, comme une érection, comme un orgasme fabriqué, comme ce rail dont tu sens déjà le besoin alors même que tu viens de t’en mettre plein le nez.

– Je ne suis pas addict Madame moi !

Ah beh non, excuses moi. Tu n’es effectivement pas addict, pas encore.

Parce que la conscience n’a pas encore traversé la prise.

Tu sais, celle qui provoque un déclic, celle qui t’empêche de rouvrir la porte du palier précédent. Tu ne peux plus revenir en arrière, tu es face à toi même et tu réalises tes mécanismes, tes automatismes, ton fonctionnement empreint de faux-semblant, il y a comme une amertume qui unit et rend visible si rapidement le fil de ton passé, que le manque se fait ressentir immédiatement, tu as besoin d’un shoot d’authenticité. Mais tu ne sais pas.. tu ne sais plus comment.

Tu tombes, comme déprimé, « Par où vais-je commencer ? »

– « Laisses tomber je suis un cas d’école ».

Un psy? Nan mais c’est has been (même has been c’est déjà dépassé), tout au plus un thérapeute et en même temps tu sais pas sur qui tu tombes, vraiment des décompensés dans ce domaine, ils sont plus malades que toi ; et puis, ils se masturbent sérieusement l’esprit.

D’ailleurs, ça me fait penser à Maryelle. Elle sait tout de tout, sent tout en avance, a un avis avant que tu n’aies même pu exprimer ta pensée jusqu’au point où tu as même oublié ta confession, elle t’a fait tourner la boule. Bah oui, elle est spirituelle, elle.

C’est étrange à part ça, je ne me sens pas forcément si bien avec elle. Ça sent le contrôle à plein nez, rien de fluide comme elle adore présenter sa conscience.

Finalement, c’est moi le problème. Je suis tellement loin de mes baskets que je ne peux pas la comprendre.

En même temps, la théorie déborde de ses lèvres, la théorie…

Tu en a pas marre de perdre ton énergie à tourner en rond ? A laisser ton mental analyser sans même ressentir, jamais ? Tout est préfabriqué là-haut.

Ça ne vibre jamais ? Ah si ! Quand tu tombes amoureux, quand ton avion décolle 2x / l’an pour ton départ en vacances… et si, oui ! quand tu obtiens un nouveau job… que tes collègues bavent sur ton excellence ou te fusillent de leur jalousie.

Et sans regard ni réaction ou action extérieure ? Tu vis comment ?

Et si plonger à l’intérieur une fois pour toutes pouvait sauver ta peau, te faire gagner des années-lumière de joie, conscience et fluidité dans ta vie.

Tu sais ?

Ce qui vibre et rayonne quand tu as un sens, quand tu te lèves pour ce quelque chose que personne d’autre que toi ne connaît mieux, ne peut mieux transmettre que toi.

Cette vision qui te porte et te rapproche de la meilleure version de toi-même, chaque jour, chaque heure et chaque seconde où tes cellules se transforment et font de toi un être différent.

Cet être qui ne sera plus le même en te couchant ce soir et en enclenchant l’alarme du réveil pour que la vie t’éveille à nouveau dans quelques heures.

Cette légèreté et évidence qui te porte quand ton corps, ton esprit et ton cœur voyagent à l’unisson. Non, non ! Pas d’illusion ou de poncif grec ou latin dans le coin.. juste toi.

TOI avec toute ta vérité, dans toute ton authenticité et acceptation.

TOI, dans toutes les facettes les plus pleines, vides, agréables et moins et le tout en mouvance constante.

TOI, sans masques, sans identifications incessantes, sans rôles construits, sans montagnes russes, sans vertiges ni tachycardies, sans angoisses ou crises de panique.

Toi, sans cases, sans étiquettes ennuyeuses, sans sécurités autres que celle d’être là, en vie, sincère et branché au plus profond de toi.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire » — Voltaire

Tu peux vivre comme tu le fais, on a tous le choix ! Et le choix conscient est plus intéressant j’ai l’impression.

Conscient de ton fonctionnement formaté dans tous ses recoins et conscient des choix que l’on fait avec cela et pour la suite.

La responsabilité de ta vie, assumée et consciente.

Comment sais-tu que tu es à la bonne place? Comment sais-tu si ton potentiel est pleinement exploité ? Comment sais-tu si tu ne perds pas ton temps dans ta vie ?

Qui es-tu?

VANESSA NOVO

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn

Laisser un commentaire